La pénurie de main d’oeuvre, un mythe?

La pénurie de main d’oeuvre est un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre et qui continu de faire parler. Des entreprises qui ferment, la qualité du service qui diminue drastiquement, les conditions des employés déjà en place qui régressent. 

Il y a trop d’exemples concrets pour penser que ce n’est pas une réalité qui touche le Québec présentement. Toutefois, on aurait tendance à parler plus d’un problème (et de ses solutions!) que d’une réelle «pénurie».

L’état de la situation

De la main d’oeuvre, nous en avons au Québec, mais les candidats disponibles, qui sont surtout de la Génération Z nés entre la fin des années 1990/début 2000 et aujourd’hui, ne sont pas nécessairement prêts à faire tous les types de travail et surtout, pas à tout prix. Dans le milieu de la restauration par exemple, le problème est flagrant. C’est un domaine difficile : plusieurs heures d’affilées à rester debout, des horaires changeants, des clients pas toujours commodes.

Aujourd’hui, il n’est pas rare d’avoir affaire à des candidats qui ne se présentent tout simplement pas à leur première journée de travail ou même, à leur entrevue et ce, sans aucun avis. Les entreprises doivent se montrer très flexibles, patientes et tolérantes. Il est malheureux de constater que les bases de la réputation professionnelle sont souvent oubliées par les temps qui courent.

De nos jours, quand on passe un candidat en entrevue, c’est bidirectionnel puisque celui-ci passe lui-même l’entreprise en entrevue. L’entreprise doit parfois se mettre encore plus en valeur que le candidat afin de ressortir du lot. Il y a quelques années à peine, les candidats se battaient pour les emplois. Cette réalité a bien changé aujourd’hui et les entreprises doivent en être conscientes pour bien se préparer pour leur recrutement. 

Des solutions concrètes 

Il faut savoir charmer les candidats potentiels et particulièrement la fameuse Génération Z. Attirez-les chez vous et faites en sorte qu’ils ne veulent plus vous quitter. Fidélisez-les, dépassez leurs attentes et ils parleront naturellement et positivement de vous à leur entourage. 

Oui, il y a le salaire et la stabilité d’emploi, mais aujourd’hui, c’est sur l’environnement de travail que l’on doit axer sa stratégie de recrutement. Un candidat quittera sans regret son emploi dans son domaine d’études pour une entreprise qui lui donnera envie de se lever chaque matin pour aller travailler. Qui lui offrira des partys d’équipe, des soirées 5 à 7, une flexibilité d’horaire, une ambiance motivante et un lieu de travail où il se sentira comme chez lui. De nos jours, ce sont les petits plus qui font la différence souvent bien plus que les tâches à exécuter. 

Misez sur votre culture d’entreprise, ce qui vous démarque et fait de votre équipe celle avec qui on veut absolument travailler. Les gens font des recherches sur les entreprises avant même de penser à postuler sur un poste. Ça en dit long! 

Il y a également le recrutement à l’international qui peut être une solution très intéressante surtout dans les domaines de la soudure, de la mécanique et de la manoeuvre. Pour un type d’emploi, un pays précis sera ciblé. Si vous rencontrez des problèmes à ce niveau, informez-vous, ça pourrait bien être votre solution!

Saviez-vous que 90% des professionnels seraient constamment en train de magasiner un emploi de façon passive? Et ce n’est pas nécessairement parce qu’ils ne sont pas bien dans leur emploi actuel, mais le principe d’aller voir si le gazon est plus vert chez le voisin s’applique dans plusieurs sphères de nos vies. 

Et si votre entreprise était celle où le gazon est réellement plus vert?